icone menu compresseursHebdo de l’ardèche – Interview par Flora Chaduc, journaliste – 30 novembre 2017

Chacun sa voix dans les écrits de Marcus Hönig
Après avoir écrit Planète Verte, cet habitant de Gilhoc sur Ormèze publie en auto-édition Continuer d’aimer.
De son propre aveu, Marcus Hönig considère ce second roman comme bien plus mature dans l’écriture. Après son roman d’anticipation, cette nouvelle histoire se déroule dans un foyer de personnes handicapées. Un lieu qui fait écho au parcours de l’auteur. « Il y a 25 ans, j’ai été assistant éducateur à l’Arche en Belgique. J’y ai découvert ce qu’est le vivre ensemble avec des personnes qui ne sont pas si différentes. Dans le roman, chacun à sa petite voix dans l’histoire. »

« Tout est dans le titre, confie Marcus. La question, c’est comment on fait pour se tolérer, niveler les différences et accepter ça pour vivre ensemble. C’est un livre pour tout le monde, car chacun peut se reconnaitre dans une possibilité de continuer encore un peu. » Une thématique différente, une structure différente pour un livre qui lui tenait « autant, voire plus à cœur » que le premier.             

Pour cela Marcus a cherché à améliorer son écriture, son style. Et ce n’est pas dans le quantitatif qu’il est allé chercher. « À l’inverse, je suis plus spontané, je préfère le trop peu au trop. Je me suis attelé à couper plutôt que de laisser deux mots de trop. »

Mais il n’était pas sûr de la réaction des lecteurs face à des thèmes qui peuvent être difficiles à aborder. « J’avais la crainte de ne plus être dans le vrai en parlant du handicap, de la maladie, du statut de la femme (…). Finalement c’est un livre plutôt drôle car c’est un contexte où il n’y a plus de filtre, il n’y a pas de pathos. »

Se consacrer à l’écriture
Il avait publié son premier livre par l’intermédiaire de la plateforme dédiée Amazon. Pour le second, Marcus s’est entouré d’une entreprise allemande spécialisée dans l’impression et la distribution (BOD). Mais cela reste de l’auto-édition. « Je vois toute la part qu’un auteur normal ne voit pas. » Une illustratrice a réalisé sa première de couverture (Marielle Tollis), une ancienne éditrice et libraire pour corriger le livre (Isabelle Cêtre-Langonet). Quant à Marcus, libéré de ces contraintes, il a pu se consacrer entièrement à l’écriture et à la promotion de son roman, qui est disponible dans toutes les librairies et grandes enseignes.« La machine est lancée. L’écriture prend une place de plus en plus importante. »

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